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Danger: Des substances aux effets nocifs

Les perturbateurs endocriniens sont présents dans notre quotidien, dans de très nombreux produits. Leurs effets sont plus ou moins nocifs en fonction du type de substance et de la population concernée (enfants, personnes âgées notamment).

 

Les alkylphénols, des PE aux risques avérés

Les alkylphénols font partie de la famille très connue des produits chimiques qui incluent notamment le nonylphénol, substance interdite par l’Union Européenne à une concentration supérieure à 0,1 % dans les produits d’usage courant et cosmétiques.

On retrouve ce type de substances dans des produits comme les détergents, les peintures, pesticides, spermicides, les tuyaux de plomberie en PVC, les produits de coloration pour les cheveux, les lotions après-rasage et lingettes jetables ou encore les crèmes à raser. Les produits cosmétiques en contiennent aussi.

En imitant les œstrogènes, ces PE s’accumulent dans l’organisme et peuvent entraîner à la longue des conséquences importantes. Ainsi, cela peut avoir des effets sur le développement de la puberté et la fertilité. Chez les animaux, les alkylphénols posent de sérieux problèmes puisqu’ils sont à l’origine de la féminisation des mâles chez certains poissons.

 

L’hydroxyanisol butylé (BHA) et le butylhydroxytoluène (BHT)

Le BHA et le BHT sont deux additifs alimentaires qui protègent certains aliments contre l’oxydation. Ces deux PE sont interdits dans certains pays et même classés parmi les substances cancérigènes en Californie. En France, l’Agence de Santé s’inquiète chaque année un peu plus sur son niveau de toxicité pour l’organisme.

En effet, des études ont démontré que l’activité oestrogénique de ce type de substance est conséquente. On les retrouve dans des produits contenant des corps gras comme les crèmes, lotions, produits hydratants, les baumes et rouges à lèvres, les crayons et ombres à paupières, les emballages alimentaires, les céréales, les gommes à mâcher, la viande, la margarine, les croustilles, les soupes et autres aliments déshydratés.

Composés d’éléments oestrogéniques, les BHA et BHT présentent une toxicité avérée pour la peau, le foie (hypertrophie du foie) et les reins et contribuent à l’augmentation du risque de cancer tout en retardant la croissance cellulaire. Les réactions allergiques peuvent aussi être fortement accentuées. Enfin, les BHA et BHT sont neurotoxiques et perturbent le système hormonal.

 

Le Bisphénol A (BPA)

On ne présente plus le Bisphénol A, constituant des plastiques rigides tels que le polycarbonate, ayant fait les gros titres ces dernières années. La capacité du BPA à imiter l’œstrogène a été démontrée et son utilisation interdite dans les biberons notamment.

On retrouve ce PE dans les biberons pour bébé, les bouteilles de sport, les composites dentaires et scellant dentaires, les contenants pour distributeurs d’eau (généralement les contenants de 18 litres), les jouets pour enfants, les CD et DVD, les lentilles ophtalmiques, instruments médicaux, ustensiles et contenants en plastique sans oublier les boîtes de conserve et cannettes en aluminium.

Les effets de ce perturbateur endocrinien sur la santé sont nombreux. Composé œstrogénique, il est à l’origine de déformations génitales chez les nouveau-nés garçons et de puberté précoce chez les jeunes filles. L’hyperactivité, la dépression et le déficit d’attention peuvent aussi être causés par cette substance, sans oublier des troubles du système reproducteur et hépatique, de l’obésité et du diabète, une baisse de la qualité spermique chez l’homme et une hausse des cancers du sein et de la prostate.

 

Le cadmium

Le cadmium est un cancérogène associé au cancer du poumon. Il est surtout présent dans les plastiques, céramiques et verre colorés, les piles et batteries au nickel-cadmium, les photocopies, le PVC, les pesticides, le tabac, l’eau potable et les composants de circuits électroniques. On en trouve aussi dans certains aliments comme le soja, kes fruits de mer, les arachides, les graines de tournesol, certains céréales et le lait de vache.

Ses effets sont multiples : cancérogène, pouvant causer des problèmes respiratoires, de l’ostéoporose et particulièrement toxique pour le pancréas, le foie et les reins.

 

Les Ignifuges bromés (PBDE) et le Mercure

Ces deux PE se retrouvent dans certains tissus, meubles, matelas, produits électroniques et véhicules motorisés. On trouve du mercure dans les thermomètres, ampoules, piles, certaines crèmes éclaircissantes pour la peau, crèmes antiseptiques et gouttes pour les yeux.

Les ignifuges bromés ont cela de particulier qu’ils imitent les hormones thyroïdiennes et peuvent causer des déficits d’apprentissage, de mémoire et d’attention. Ils diminuent aussi le nombre de spermatozoïdes et altèrent la qualité des ovaires.

Le mercure peut s’accumuler dans les tissus thyroïdiens, les reins et le cerveau et perturber le développement du fœtus. Enfin, il est possible de relever de possibles troubles neurologiques, comme des déficits de coordination, de motricité, d’attention et de mémoire verbale.

 

Les parabènes et les phtalates

Ces deux PE sont réputés pour être particulièrement nocifs pour la santé. Ces PE ont en effet des composés œstrogéniques qui s’absorbent dans la peau et qui peuvent causer des réactions cutanées, des allergies et irritations. De nature cancérogènes, leur dangerosité est avérée.

Les phtalates sont aussi à l’origine de malformations génitales, de puberté précoce, de problèmes de fertilité, de difficultés du système respiratoire, d’allergies diverses et d’asthme. On les retrouve surtout dans les matières plastiques, les jouets, les produits biomédicaux, d’entretien, coiffants et de soins personnels, sans oublier les cosmétiques (tout comme pour les parabènes).

 

Le plomb

On retrouve le plomb, considéré comme un PE, dans des batteries de véhicules, des tuyaux, des gaines de câbles, des équipements électroniques, la peinture de certains jouets, des pigments, le PVC, des bijoux et verres en cristal.

Ses principaux effets sont neurotoxiques, cancérogènes et perturbateurs des fonctions thyroïdiennes. Le plomb diminue la fertilité, retarde le développement mental, altère le développement du système nerveux, porte atteinte à la maturation sexuelle et peut même être à l’origine de fausses couches.

 

Le téflon et autres composés perflurorés (PFC)

Ces substances sont présentes dans certaines crèmes pour le corps, des traitements pour les tapis et tissus, des emballages alimentaires et batteries de cuisine, sans oublier des équipements sportifs et médicaux et vêtements imperméables.

Ces polluants organiques persistants sont cancérigènes, peuvent être à l’origine de la naissance de bébés de faible poids, augmentent le taux de cholestérol, modifient la réponse au stress et altère le développement du système nerveux du fœtus.

 

Le triclosan

Le triclosan est un produit de synthèse utilisé comme anti-bactérien, antifongique, antiviral, antitartre et agent de conservation. Il est présent dans de nombreux produits : savons, dentifrice, produits de premiers soins et contre l’acné, cosmétiques, crèmes à raser, lotions hydratantes, démaquillants, déodorants, rideaux de douche, éponges de cuisine, jouets, vêtements de sport et certains types de plastiques.

Leur caractère inoffensif est remis en cause par la population scientifique qui considère que ces substances peuvent bloquer l’activité de la glande thyroïde et l’action des hormones thyroïdiennes en s’accumulant dans les tissus graisseux. Le triclosan est également toxique pour les voies respiratoires et le foie.

 

Quels risques sur notre organisme ?

Quelques chiffres:

Cancer du sein: 3,8 millions avec 54 000 nouveaux cas annuels (France 2015).

Maladie d’Alzheimer: 850 000 avec 200 000 nouveaux cas (France 2015).

Puberté précoce: 1ers signes de puberté à 7 ans, 10,4% des filles aux USA.

Obésité: 15,5% (France 2016), contre 6,1% (France 1980).

Diabète: plus de 3,7 millions (France 2014).

Sources: Santé Publique France & divers