Publié le

1000 références alimentaires sans PE

1000 références alimentaires sans Perturbateurs endocriniens oestrogéniques disponibles bientôt dans ScanUp !

Industriels de l’agroalimentaire ou distributeurs, en partenariat avec l’application ScanUp, Perturbateur-endocrinien.com lance dès à présent une grande campagne d’analyses laboratoire à l’aide de son offre analytique OEDT : 1000 références alimentaires sans PE oestrogéniques à destination des populations sensibles : bébés, enfants, adolescents et femmes enceintes…

Dans une démarche de coconstruction positive & valorisante dans l’application mobile ScanUp, n’hésitez pas à revenir vers nous pour les modalités.

Toutes les analyses laboratoires seront mises en ligne dans les prochains mois sur l’application: avec des recommandations sous forme de pictogrammes spécifiques & explicites et permettront ainsi au consommateur de faire le bon choix…

Publié le

Une liste officielle d’ici 2021

Bientôt une liste officielle par l’Anses

En 2018, plusieurs organismes publics, dont l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) avait considéré que la France était lacunaire sur la question de la surveillance des perturbateurs endocriniens, notamment en comparaison avec d’autres pays de l’Union européenne. En vigueur d’ici 2022, la seconde Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens intègre l’obligation pour l’Anses de publier d’ici 2021 une liste complète de perturbateurs endocriniens afin d’informer la population de manière transparente. Ces derniers seront classés en trois catégories distinctes : les PE « suspectés », « présumés » et « avérés ». Qu’en est-il vraiment et qu’est-ce que cela va concrètement changer pour les consommateurs ? Tour d’horizon.

 

Une liste officielle divisée en trois parties

Ayant pour objectif affiché de renforcer la protection et l’information de la population, le projet prévoit de dresser une liste officielle divisée en trois catégories :

– Les perturbateurs endocriniens suspectés

– les perturbateurs endocriniens présumés

– les perturbateurs endocriniens avérés.

L’intérêt est d’informer les consommateurs sur la présence de nombreux composés chimiques encore méconnus et pourtant présents dans des produits de consommation courante. Ces derniers peuvent en effet avoir des effets néfastes sur la santé humaine, comme des problèmes de fertilité, des cancers, des difficultés comportementaux et d’attention, des retards de croissance, une puberté précoce… Si les consommateurs en connaissent quelques-uns, notamment du fait de leur très large médiatisation (le Bisphénol A, les glyphosates ou encore les parabènes par exemple), d’autres peinent à être connus (comme le cadmium présent dans le tabac et pouvant causer des problèmes respiratoires et de l’ostéoporose).

Par la mise en place de cette liste, la France rattrape son retard et se positionne même à l’avant-garde sur cette problématique. A l’instar du classement opéré pour les substances cancérigènes, celui des perturbateurs endocriniens sera lui aussi divisé en plusieurs catégories, pour plus de pertinence et de transparence. Cela permet aussi de pallier les lacunes de la définition européenne de 2017, qui excluait les PE suspectés et ne prenait en considération que les biocides et produits phytosanitaires. Désormais, même les PE présumés et suspectés sont renseignés.

 

Un classement utile mais insuffisant

A l’annonce de ce projet par le Gouvernement, de nombreuses ONG ont dressé la liste des éléments manquants, bien qu’elles considèrent que cette prise de décision est une première avancée satisfaisante.

Le classement des PE en trois catégories différentes est une mesure particulièrement importante, notamment au regard de la définition aujourd’hui utilisée au niveau européen. Cette définition européenne se positionne dans un contexte assez complexe où la définition des perturbateurs endocriniens est exigeante. La preuve de leur toxicité avérée doit en effet être apportée. Or, désormais, l’idée est de définir ces PE selon plusieurs catégories, ce qui permet de faire une distinction satisfaisante entre les différentes situations. Cela permet aussi par la même occasion d’appliquer le principe de précaution.

Cependant, les ONG regrettent que ce classement ne prenne pas en compte l’effet cocktail qui peut s’avérer particulièrement néfaste sur la santé humaine, principalement pour les personnes considérées comme « à risque » : les enfants, les personnes âgées…

 

La création d’un site d’informations grand public

Les ministres de la Santé et de la Transition écologique ont également proposé de créer courant 2019 un vaste site d’informations destiné au grand public et ayant pour objectif d’informer sur les produits chimiques présents au quotidien. Parmi ces produits chimiques, on retrouve les perturbateurs endocriniens, ces substances nuisibles qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur l’organisme à plus ou moins long terme. L’objectif est aussi par cette occasion d’améliorer la formation des personnels de santé et de financer toutes les recherches scientifiques précisément sur le sujet. Enfin, le projet prévoit aussi un vaste travail de concertation afin de guider les industriels dans leur activité et les inciter à substituer ces PE contre des produits sains et autres alternatives.

 

Une absence d’étiquetage des PE

Ce projet a été remis en question par plusieurs ONG qui considèrent qu’il reste quelques lacunes. Parmi ces dernières, la regrettée absence d’étiquetage de tous les produits contenant des perturbateurs endocriniens, qu’ils soient suspectés, présumés ou avérés. Certains estiment ainsi que cette absence d’étiquetage ne va pas dans le sens d’une protection des consommateurs. Or, le meilleur moyen d’informer resterait cet étiquetage qui fait ici défaut.

Ce plan apparaît toutefois assez satisfaisant, en ce qu’il permettra d’informer de manière plus complète les consommateurs et offrira aux ONG la possibilité de viser directement les produits qui contiennent ces PE. Ils pourront ainsi agir face aux pouvoirs publics et aux fabricants en se basant sur cette liste.

Quoi qu’il en soit, les perturbateurs endocriniens restent toujours aujourd’hui fortement pointés du doigt tant ils sont nocifs pour l’organisme humain ainsi que pour les animaux. Vous êtes un particulier ou un professionnel et vous souhaitez savoir si votre environnement contient un ou plusieurs de ces substances nuisibles ? Première offre analytique clés en main à destination du grand public, Perturbateur Endocrinien intervient pour rechercher, analyser, quantifier et éliminer les PE présents dans votre environnement.

Publié le

Interdiction des pesticides dans les jardins et espaces publics

Interdiction des pesticides dans les jardins et espaces publics

Dans les jardins et tous les espaces publics, l’usage des pesticides est interdit depuis 2017. Par une loi du 22 juillet 2015, appelée « Loi Labbé », il a été prévu l’interdiction formelle de l’utilisation des pesticides dans les espaces publics. Concrètement, cela signifie que l’Etat, les établissements publics et les collectivités locales ne peuvent plus utiliser de produits phytosanitaires dans les espaces ouverts au grand public. Chez Perturbateur Endocrinien, nous vous proposons une solution clé en main pour rechercher, analyser et quantifier les PE potentiellement présents dans votre environnement.

 

Genèse de la Loi Labbé

Du nom du sénateur ayant porté ce projet, la Loi Labbé est le fruit d’une procédure législative de longue haleine. En effet, tout a débuté lorsque l’Assemblée nationale a adopté la loi de transition énergétique pour la croissance verte le 22 juillet 2015. Cette dernière prévoyait l’adoption de l’objectif zéro pesticide au sein de tous les espaces publics à compter du 1er janvier 2017. L’objectif était donc d’interdire formellement à l’Etat, les collectivités locales et établissements publics d’utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien des forêts, voiries, promenades et espaces verts, ces lieux étant ouverts au public.

Depuis le 1er janvier 2017, les pesticides chimiques de synthèse ne peuvent plus être vendus en libre-service. S’en est suivie l’interdiction de commercialisation de pesticides à usage particulier depuis le 1er janvier 2019. Il en va différemment des produits de biocontrôle dont l’usage est considéré comme étant à faible risque. Ces produits sont généralement utilisés dans le secteur de l’agriculture biologique.

 

Les impacts pour les acteurs publics

Nombreuses sont les collectivités à avoir déjà tourné le dos depuis de nombreuses années à l’utilisation de pesticides en privilégiant d’autres alternatives bien moins nocives. C’est notamment le cas de Paris et Strasbourg. Cependant, d’autres collectivités n’ont pas encore franchi ce cap et peuvent alors être sanctionnées. La loi précise en effet que l’ensemble des collectivités françaises doit proscrire l’usage de produits phytosanitaires pour l’entretien de ses espaces publics. Si une collectivité est tentée d’y avoir recours, elle serait alors hors la loi et devrait répondre de la violation de ses obligations légales.

 

Conséquences sur la vente de pesticides

Contrairement aux agents du secteur public qui ne peuvent plus utiliser de pesticides depuis 2017, les particuliers doivent se plier à cette interdiction depuis le 1er janvier 2019 seulement. Depuis 2016, on estime que les rayons des jardineries sont modifiés puisque ces produits sont désormais vendus « sous clef » et non plus en libre-service dans les rayons. Ceux qui souhaiteraient en acheter doivent alors faire appel à un personnel formé qui remettra le produit souhaité après avoir informé le client sur les conditions de son utilisation et les précautions à prendre.

Pour les collectivités et l’Etat, cette interdiction est totale et ne fait pas l’objet d’une adaptation quelconque. L’objectif est véritablement d’ouvrir la porte à de nouvelles manières d’entretenir les espaces publics et de protéger l’environnement tout en exposant moins les individus à des risques sanitaires induits par la présence de perturbateurs endocriniens.

 

Tous les produits ne sont pas concernés par cette interdiction

Quels sont les produits qui échappent à cette interdiction ? Cette dernière ne vise en réalité que les seuls produits phytosanitaires, à savoir :

  • les fongicides
  • les insecticides
  • les nématicides
  • les acaricides
  • les herbicides
  • tout autre biocide d’origine chimique

Sont ainsi exclus de cette interdiction imposée par la loi les produits de biocontrôle, ceux considérés à faible risque pour l’environnement (comme les purins) ainsi que tous les produits généralement autorisés dans l’agriculture biologique.

 

Analyse des sols et eaux des jardins et potagers pour lutter contre les PE

A l’extérieur de votre habitation, vous n’êtes pas à l’abri de rencontrer un voire plusieurs PE, ce qui peut sur le plus ou moins long terme avoir des conséquences néfastes tant sur votre santé que celle de votre entourage. Cela présente également un danger pour l’environnement de manière générale ainsi que les animaux qui sont considérés comme sensibles à ce type de substances nuisibles.

La France est une très grande consommatrice de produits nocifs, notamment du fait de son agriculture intensive. La contamination des terres entraîne nécessairement et automatiquement la contamination des eaux. Si vous possédez un jardin, un potager et/ou un puits, il est indispensable de veiller à évoluer dans un environnement sain et dénué de tout perturbateur endocrinien.

Or, le mode d’évaluation qualitative de l’eau et son mode de surveillance restent encore aujourd’hui assez lacunaires. Ces éléments ne prennent en effet pas en considération l’évolution de la contamination ni même le mécanisme des effets cocktails de PE qui peuvent être très dangereux. Les conséquences de la présence des PE sont plus intenses encore chez les personnes considérées comme vulnérables, à l’instar des enfants, nouveaux nés et personnes âgées.

Perturbateur Endocrinien vous propose une solution analytique unique et entièrement sur-mesure avec son pack OEDT qui permet de quantifier les perturbateurs endocriniens susceptibles d’être présents dans votre environnement.

Publié le

Alimentation des bébés : présence de 16 substances à risque

Alimentation des bébés : présence de 16 substances à risque

Une enquête de l’ANSES a révélé que les aliments composant les repas des enfants de moins de 3 ans sont composés de 16 substances chimiques pouvant être nocifs.

 

 

Les jeunes enfants âgés de moins de 3 ans constituent à eux seuls une population à risque face à la présence des perturbateurs endocriniens. En effet, ils sont plus sensibles et plus réceptifs à tout perturbateur, de quelque naturel qu’il soit. L’analyse réalisée par l’ANSES des substances présentes dans les aliments infantiles a permis de mettre en évidence la présence avérée de 9 perturbateurs pour les jeunes à très jeunes consommateurs. 7 autres substances chimiques présentent aussi un risque qui ne peut pas aujourd’hui être écarté. Chez Perturbateur Endocrinien, notre Pack OEDT vous permet d’analyser des échantillons et de repérer la présence de substances nocives.

16 substances dans le collimateur

Que contient vraiment l’alimentation de vos enfants ? Débutée en 2010 et achevée en novembre 2018, la vaste étude analytique de l’Alimentation Totale infantile (EATi) menée par l’ANSES a permis de relever la présence de 16 substances nocives dans l’alimentation des enfants. L’objectif de cette étude était de répertorier les concentrations de 670 substances présentes dans les aliments des enfants âgés de moins de 3 ans.

 

Ainsi, à la suite de son étude publiée fin novembre dernier, l’Agence de sécurité sanitaire affirme que si 90 % des substances qu’elle a évaluées ne posent aucun souci particulier, il en reste cependant 16 qui présentent des risques soit potentiels, soit avérés. Plus particulièrement, 9 substances chimiques sont considérées aux yeux des scientifiques comme particulièrement nocives et 7 comme potentiellement dangereuses. Aujourd’hui, il est impossible d’écarter tout risque pour vos enfants face à l’exposition sur le long terme à ces perturbateurs endocriniens. Un nombre conséquent d’enfants en bas, voire très bas âge, est exposé aux valeurs toxicologiques de référence de manière bien plus supérieure à la normale.

9 substances dont la dangerosité est avérée

Pour rentrer plus particulièrement dans le détail, les 9 substances qui appellent une vigilance toute particulière concernent :

  • l’arsenic inorganique, surtout dans les céréales infantiles et le riz
  • le plomb, principalement dans l’eau et les légumes
  • le nickel, présent dans des produits à base de chocolat
  • le PCDD/F, autrement dit des dioxines présentes dans le lait bu par les nouveaux nés, les poissons et tous les autres produits à base de poissons ou de lait
  • le PCB, ou polychlorobiphényles, autrement appelés biphényles polychlorés. Cette substance est présente dans les poissons. L’ANSES préconise de limiter la consommation de poissons pour les enfants de moins de 3 ans en réduisant à 2 portions maximum par semaine
  • des mycotoxines T-2 et HT-2 dans de nombreuses préparations infantiles
  • de l’acrylamide dans les biscuits, les pommes de terre et les petits pots à base de légumes, qu’ils comprennent de la viande ou pas
  • du déoxynivalénol et ses dérivés dans de nombreuses boissons lactées faites à base de céréales, ainsi que des pots à base de légumes et de fruits, sans oublier le pain et les biscuits de toutes natures (sucrés et salés)
  • du furane dans des aliments conditionnés en conserves ou en pots.

7 substances dont le risque ne peut pas être écarté

Les 7 autres substances retrouvées dans l’alimentation pour bébés concernent :

  • l’aluminium
  • le cobalt
  • le strontium
  • le méthylmercure
  • le sélénium
  • le cadmium
  • la génistéine

 

Chez les enfants, l’ANSES ne peut pas aujourd’hui écarter tout risque lié à la consommation de ces différentes substances et appelle à la vigilance.

Les recommandations de l’ANSES face à ces résultats

Face à ces résultats, l’ANSES a préconisé plusieurs éléments, notamment celui de rechercher plus en aval l’origine de la présence de ces différentes substances dans l’alimentation des enfants de moins de 3 ans.

Elle préconise également aux industriels et aux pouvoirs publics de renforcer les différentes mesures de gestion destinées à limiter les niveaux d’exposition, surtout sur le long terme, pour ces 16 substances à surveiller de très près.

Enfin, elle propose aux parents d’attendre que leurs enfants aient atteint l’âge de 6 mois pour diversifier leur alimentation, cela en raison du fait que les laits infantiles et maternels présentent moins de risque de contamination aux substances chimiques que l’alimentation classique.  Une fois que l’enfant a atteint ses 6 mois, il est conseillé de varier le régime et les sources d’approvisionnement en nourriture.

Un logo à repérer pour l’alimentation de votre bébé

Le 15 octobre 2018, l’AFNOR (Association française de normalisation) avait mis en place un nouveau logo pour orienter le choix des parents dans l’alimentation de leurs nouveaux nés et enfants de 0 à 3 ans. Ce logo porte la mention « Destiné à l’alimentation du tout petit », ce qui est gage de fiabilité et de sécurité pour les aliments que vous donnez à manger à votre enfant.

Qu’est-ce que ce logo signifie ? Concrètement, il s’agit de dire aux parents que ces aliments ont bien été préparés pour les enfants de 0 à 3 ans et qu’ils permettent une alimentation saine et équilibrée de ces derniers. Associé au site web alimentationdutoutpetit.fr, ce logo est destiné à fournir à tous les parents des conseils pour bien nourrir leurs enfants selon leurs âges et leurs besoins.

Vous souhaitez faire analyser les aliments que vous donnez à votre enfant de moins de 3 ans afin de savoir s’ils comprennent des substances nocives ? Le Pack OEDT de Perturbateur Endocrinien est adapté à vos besoins.

Publié le

Révision du règlement européen sur les produits cosmétiques

Révision du règlement européen sur les produits cosmétiques

Ces dernières semaines, la Commission Européenne a souhaité procéder à une révision du règlement (CE) n° 1223/2009 du Conseil européen et du Parlement en date du 30 novembre 2009, concernant les produits cosmétiques. Cette révision vise des substances présentant des propriétés perturbatrices vis à vis du système endocrinien. L’objectif affiché est de trouver un cadre complet et unique pour l’Union européenne, dans le domaine des perturbateurs endocriniens.

 

Textes officiels en bas de page.

Les perturbateurs endocriniens, des substances chimiques nocives pour la santé

Les perturbateurs endocriniens constituent des substances chimiques qui sont de nature à altérer profondément le fonctionnement du système endocrinien et portent atteinte à la santé des animaux et des personnes. L’OMS les définit comme des substances ou des mélanges exogènes altérant les fonctions du système endocrinien et induisant des effets nocifs sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou populations.

Leur origine est diverse : naturelle ou synthétique. L’exposition se produit de différentes manières : par exposition aux résidus de pesticides ou bien par utilisation de certains produits courants de consommation, comme les produits cosmétiques.

Depuis 1901, les préoccupations en lien avec la présence des perturbateurs endocriniens n’ont de cesse d’augmenter. Ces interrogations sont devenues encore plus importantes à la suite de l’adoption de la résolution du Parlement européen sur les perturbateurs endocriniens en 1998. Depuis cette date, les compte-rendus scientifiques font état d’un lien ténu entre l’exposition aux perturbateurs endocriniens pendant un délai prolongé et l’apparition de certaines maladies. En 2002, la définition internationale fournie met en avant que les perturbateurs endocriniens sont des substances exogènes dégradant les fonctions du système endocrinien et produisant des effets indésirables sur la santé de tout organisme.

Perturbateurs endocriniens : la réglementation actuellement en vigueur

Dans le prolongement de la politique communautaire de 1999, l’Union européenne a mis en place une réponse pour encadrer les perturbateurs endocriniens. Cette dernière est avant tout scientifique et s’accompagne d’une amélioration de la coopération internationale dans ce secteur.

Au sein de l’Union européenne, les progrès scientifiques réalisés depuis 1999 ainsi que les programmes de recherche et de développement contribuent pleinement à accroître les progrès scientifiques en matière de perturbateurs endocriniens. Ce sont plus de 50 projets plurinationaux qui ont ainsi pu être financés afin d’améliorer les données disponibles sur l’action endocrinienne et ses conséquences sur la santé humaine et l’environnement.

Aujourd’hui, la Commission européenne, en partenariat avec d’autres entités européennes et nationales, a mis en place des critères précis pour identifier des perturbateurs endocriniens et légiférer sur les biocides et les pesticides.

Perturbateurs endocriniens et règlementation sur les cosmétiques

Une révision de la règlementation sur les produits cosmétiques est proposée, en ce qui concerne les substances ayant des propriétés perturbatrices du système endocrinien. En effet, la règlementation, telle qu’elle existe aujourd’hui, ne contient pas de disposition particulière sur les PE.

Par conséquent, la révision est destinée à garantir un haut niveau de protection pour la santé humaine. Le règlement définira un système complet de restrictions pour encadrer strictement l’utilisation des substances dans les produits cosmétiques.

Les agents conservateurs, colorants et filtres ultraviolets, utilisés comme ingrédients, ne pourront pas en principe être associés avec les produits cosmétiques, hormis si ces substances sont autorisées expressément. Il est prévu que la Commission pourra modifier les annexes si elle estime qu’il y a un risque potentiel pour la santé humaine.

Chaque utilisation de substances est précédée d’une évaluation complète et scientifique des risques. Cette évaluation est réalisée par un comité indépendant : le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC). Ce dernier émet des avis sur les risques pour la sécurité et la santé de l’utilisation des produits de consommation non alimentaires, comme c’est le cas pour les produits cosmétiques.

En conformité avec le règlement sur les cosmétiques, et plus précisément son article 15, il existe des règles précises s’appliquant à l’utilisation de produits cosmétiques composés de substances considérées comme mutagènes, toxiques ou cancérogènes selon le règlement européen n° 1272/2008.

L’interdiction de certains perturbateurs endocriniens

Une proposition destinée à interdire la présence de 4 phtalates et de plus de 80 substances chimiques a vu le jour. Ces produits potentiellement nocifs font l’objet d’évaluations approfondies pour répondre aux préoccupations découlant de leurs propriétés suspectées de perturbation endocrinienne.

En raison d’autres craintes de présence de perturbateurs endocriniens, le bisphénol A est strictement interdit dans les contenants alimentaires pour enfants et nourrissons, ainsi que dans les biberons. Pour d’autres matériaux directement en contact avec des produits alimentaires, les limites de migration fixées sont particulièrement faibles.

Par ailleurs, la Commission européenne travaille aujourd’hui à élaborer des mesures précises dans un nombre important de domaines, afin de développer une approche complète pour identifier les perturbateurs endocriniens et donner une impulsion à l’action menée par l’Union européenne pour éradiquer un maximum de PE et protéger les citoyens européens.

 

Téléchargez au format PDF le texte officiel

Communication de la commission au parlement européen, au conseil, au comité économique et social européen et au comité des régions : Vers un cadre complet de l’Union européenne en matière de perturbateurs endocriniens

 

Téléchargez au format PDF le texte officiel

Révision du règlement (CE) no 1223/2009 du Parlement européen et du Conseil relatif aux produits cosmétiques en ce qui concerne les substances présentant des propriétés perturbant le système endocrinien

 

 

 

 

 

Publié le

Nouveau partenariat avec ScanUp, au service des consommateurs

Partenariat avec ScanUp, au service des consommateurs

 

Le sujet des perturbateurs endocriniens défraye régulièrement la chronique et les consommateurs sont inquiets.

Partant de ce constat, Perturbateur-Endocrinien.com souhaite proposer aux industriels d’analyser la présence d’activité perturbatrice endocrinienne oestrogénique dans leurs produits, et d’afficher le résultat aux consommateurs au travers de l’application partenaire ScanUp.

Industriels et distributeurs, anticipez l’évolution de la réglementation, et tout particulièrement pour vos produits à destination des populations sensibles :

  • femmes enceintes,
  • bébés et enfants.

 

Pour plus de renseignements: contact@perturbateur-endocrinien.com

Publié le

La refonte de la directive sur l’eau adoptée par le Parlement européen

La refonte de la directive sur l’eau adoptée par le Parlement européen

 

En plénière, le Parlement européen a récemment adopté la proposition de refonte de la directive sur l’eau potable. Fruit d’une longue procédure ayant connu de nombreux rebondissements, l’adoption de cette refonte est la consécration d’une évolution constante du texte. Retour sur ces différentes étapes et sur les conséquences qu’emporte l’adoption de cette proposition par le Parlement européen.

Proposition de refonte de la directive sur l’eau : le fruit d’une longue procédure

La révision de ce document est le fruit d’une très longue procédure qui a pris racine en 2013. En effet, alors interpellée par une initiative citoyenne ayant pour objet le droit humain à l’eau potable, la Commission européenne a finalement accepté cette première initiative citoyenne le 19 mars 2013, qui avait alors réuni plus d’un million de signatures. L’objectif de cette dernière était de faire reconnaître le droit à l’eau comme un droit de l’homme à part entière.

Faisant suite à cette initiative, la Commission européenne a proposé, en février 2018, une refonte de la loi-cadre. Les plans d’actions se situent principalement sur :

  • l’accès à l’eau potable
  • la liste des critères à remplir afin de déterminer la qualité de l’eau
  • les risques pour la surveillance de l’état des eaux
  • un accès plus facile au marché des produits en rapport avec l’eau
  • les informations fournies aux consommateurs

 

A la suite de cette étape, le rapporteur, Michel Dantin a procédé à des modifications successives du texte avant de les soumettre à la Commission du Parlement, dans sa section environnement. Ces propositions ont été votées en majeure partie et certaines ont été nourries d’autres évolutions.

Le dernier texte voté en plénière devrait en principe être accessible courant des prochaines semaines. Cependant, en attendant ce texte définitif, il est possible de donner quelques indications sur la direction prise par le texte adopté.

 

La liste des critères à respecter pour déterminer la qualité de l’eau

Le texte comporte une partie destinée à une refonte de la liste des critères à suivre afin de fixer le niveau de qualité de l’eau. Certains changements et améliorations ont été apportés, notamment :

  • une réglementation de plusieurs composés à l’origine de dérèglements endocriniens, dans les plus brefs délais
  • une surveillance rapprochée des microplastiques
  • une méthode de mesure des microplastiques
  • la réalisation d’un rapport à l’initiative de la Commission européenne portant sur les dangers des microplastiques, des polluants et des produits pharmaceutiques
  • l’introduction de nouveaux perturbateurs endocriniens dans la liste des seuils à ne pas dépasser.

 

Des ajustements pour garantir la sécurité sanitaire de l’eau

Une autre approche, basée sur les risques, a fait l’objet de nombreux ajustements afin de garantir au maximum la sécurité sanitaire de l’eau. La démarche a été généralisée par la Commission européenne, cette dernière souhaitant évaluer les dangers en lien avec les zones de captage de l’eau, l’approvisionnement et la distribution domestique. L’objectif est par là de fixer de nouveaux critères plus précis et d’analyser la qualité de l’eau au regard de nouvelles exigences.

La Commission de l’environnement ainsi que son rapporteur ont inclus une nouvelle mesure qui consiste à prendre en compte l’impact du changement climatique sur les ressources disponibles en eau ainsi que sur les connaissances issues de la directive européenne sur l’eau.

D’autres ajouts sont à relever :

  • les députés encouragent à ce que des normes soient appliquées en matière d’eau potable
  • de nouvelles pratiques communes permettant un échange simple et rapide d’un grand nombre de données, notamment grâce au développement des nouvelles technologies
  • une meilleure surveillance de la qualité de l’eau et les mesures qui en découlent
  • un accès facilité au marché des matériaux et produits en référence avec l’eau
  • une procédure d’harmonisation généralisée et la naissance de normes minimales de qualité
  • de nouvelles exigences en matière d’hygiène pour les nouveaux produits et matériaux sur le marché, en contact avec l’eau.

 

Le développement d’un meilleur accès à l’eau potable

Cette proposition de refonte concerne également l’accès à l’eau potable. Les députés y ont inséré des dispositions prévoyant que les Etats membres sont dans l’obligation de mettre en place des plans d’action afin de garantir un accès équitable et universel à l’eau potable, à un coût abordable et ce, d’ici 2030.

La Commission européenne avait au départ encouragé les actions destinées à fournir de l’eau potable gratuitement au sein des cantines, des services de restauration et des restaurants. Cependant, cet encouragement a été teinté par l’ajout des députés qui estiment que ces derniers peuvent facturer des frais de service « peu élevés », avec un ajout de points de remplissage et d’accès gratuit à de l’eau potable dans les espaces intérieurs et extérieurs.

Dans le domaine de la réduction du plastique, il a été prévu le lancement de plusieurs campagnes destinées à encourager le public à s’informer sur l’emplacement des points de remplissage et à utiliser des bouteilles d’eau réutilisables. Le Conseil doit désormais s’exprimer sur l’avancée de ce texte à la suite de quoi les négociations pourront débuter entre le Conseil, la Commission européenne et le Parlement européen.

Publié le

Résidus de pesticides : 6 sur 10 sont des perturbateurs endocriniens

Résidus de pesticides : 6 sur 10 sont des perturbateurs endocriniens

Le 4 septembre, une enquête menée par l’association Générations Futures a permis de révéler que 6 résidus de pesticides sur 10 sont des perturbateurs endocriniens. L’ONG souhaite ainsi tirer la sonnette d’alarme et alerter l’opinion sur l’alimentation européenne. 66 849 résidus de pesticides sur les 109 843 testés sont ainsi des perturbateurs endocriniens suspectés. Or, les PE peuvent engendrer des problèmes de santé plus ou moins importants selon la population concernée. Qu’en est-il vraiment ? Quels sont les enjeux ici en présence ?

 

 

Les données alarmantes de l’ONG Générations futures

Le 4 septembre, l’ONG Générations futures a publié un rapport dans lequel elle affirme que 6 résidus sur 10 que l’on retrouve dans les aliments consommés en Europe sont des perturbateurs endocriniens. Ce constat, plutôt alarmant, a été rendu possible grâce à une compilation minutieuse de données concordantes.

 

En effet, afin de parvenir à ce constat, l’ONG a pris en compte le dernier rapport rendu par l’Autorité européenne de sécurité des aliments en juillet 2018. Ce rapport mettait en cause 49 % des échantillons testés, tout en considérant que les risques liés à ces résidus étaient faibles.

 

S’emparant des résultats émis par l’Autorité dans son rapport, l’ONG a opéré une comparaison fine entre les résidus de pesticides et la liste des perturbateurs endocriniens suspectés. Cette liste contient à aujourd’hui 1 457 molécules et familles de molécules. Le nouveau calcul effectué indique que parmi les 350 molécules retrouvées, au moins 157 ont fait l’objet d’une publication scientifique indiquant des effets potentiels de perturbation endocrinienne. En outre, ces 157 molécules seraient présentes à elles seules dans 69 433 résidus quantifiés de la liste des 109 843 résidus de pesticides, ce qui représente 63,21 % du total.

 

Le danger de l’effet cocktail

Face à ce constat, Générations Futures met en garde en rappelant l’importance de revoir la réglementation européenne dans le domaine de la sécurité alimentaire. En effet, les perturbateurs endocriniens ne sont pas exempts de risques pour la santé et ces substances étrangères à l’organisme peuvent agir à plusieurs niveaux. Sur le plan hormonal, de la croissance, du développement du fœtus, sans oublier le sommeil, le comportement, la circulation sanguine ou bien encore la fonction reproductive. L’OMS indique même à ce sujet que les perturbateurs endocriniens peuvent être à l’origine de pubertés précoces, de diabètes, de cancers, de problèmes cardiovasculaires et d’obésité.

 

Le problème est que même si 96,2 % des échantillons d’aliments testés se situent dans les limites légales, le risque est principalement lié à un effet « cocktail ». Autrement dit, l’exposition à de nombreuses substances, même à des niveaux faibles, peut avoir des conséquences plus ou moins importantes sur l’organisme. Ce n’est donc pas la dose qui créé le poison mais bien la période d’exposition avant tout. Chez certaines personnes particulièrement vulnérables, comme les personnes âgées, les nourrissons et les adolescents, cette exposition « cocktail » peut s’avérer problématique. Ce constat remet en question le raisonnement classique de la toxicologie et nécessite de penser d’une manière plus adaptée.

 

L’effet cocktail : une donnée reprise scientifiquement

En 2015, l’Endocrine Society, principale société savante ayant travaillé sur les questions hormonales, a rendu un document scientifique qui a servi de référence sur les perturbateurs endocriniens. Elle y indique que la toxicologie classique ne peut pas s’appliquer à ces perturbateurs puisqu’il est impossible d’identifier avec précision leurs seuils d’action du fait du fonctionnement particulier du système hormonal.

 

En 2017, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a repris ces éléments dans son rapport : « La stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE)» en précisant que les recherches scientifiques concordent toutes vers une dissociation nette entre la dose et l’effet des perturbateurs endocriniens, sans oublier le fameux effet « cocktail ». Or, aujourd’hui encore, les agences réglementaires se basent sur le principe toxicologique classique pour mesurer la valeur d’exposition présumée aux perturbateurs endocriniens.

 

Aujourd’hui, la meilleure solution est donc de procéder à des tests sur échantillons afin de s’assurer de l’absence de perturbateurs endocriniens dans son alimentation. Le Pack OEDT de Perturbateurs Endocriniens est en ce sens une offre particulièrement adaptée à la quantification et à l’élimination des PE de tout environnement.

 

Vers un bouleversement de la toxicologie classique

Grâce à son rapport, l’ONG Générations Futures souhaite faire avancer le mode de mesure des perturbateurs endocriniens et permettre un véritable travail sur la règlementation de l’alimentation européenne. Ces changements de paradigmes scientifiques bouleversent de plus en plus la toxicologie classique.

 

En juin 2018, une étude publiée dans la revue Environmental Health Perspectives fait état d’un danger dans l’exposition aux perturbateurs endocriniens, même à des degrés faibles. Une étude avait été menée sur des rongeurs mâles exposés à 6 pesticides communs. Les doses auxquelles ils avaient été exposés étaient considérés par la toxicologie comme faibles et donc sans effet nocif. Or, il s’avère que ces rongeurs ont développé des troubles métaboliques proches du diabète. Leur poids a doublé en comparaison aux autres animaux non exposés et les chercheurs ont relevé un taux de glycémie et de cholestérol élevés, sans oublier une accumulation de graisse hépatique.

 

Face à ces éléments, la question de leur inclusion dans une modification de la réglementation européenne est au cœur d’une vive discussion depuis de très nombreuses années.

Publié le

Salon SEM2018 – Valence

 

Perturbateur-endocrinien.com sera présent aux Journées Santé-Environnement & Molécules (SEM 2018) organisées par la Fondation Rovaltain, du 11 au 13 octobre au Pôle Ecotox Valence TGV.

Sur notre stand, nous vous présenterons notre offre analytique clés en mains pour chercher, identifier, quantifier, et éliminer les Perturbateurs Endocriniens potentiellement présents dans votre quotidien que vous soyez fabricant/producteur ou consommateur !

Si vous vous posez des questions sur votre environnement… Si cela vous impacte au quotidien… Comment faire pour les éliminer ou les éviter ?… Alors vous êtes au bon endroit ! »

 


Télécharger la brochure

Publié le

Le combat contre les perturbateurs endocriniens à la cantine

Le combat contre les perturbateurs endocriniens à la cantine

Cette rentrée a été marquée par la sortie d’un nouvel ouvrage, au titre particulièrement explicite. Intitulé « Pas de plastique dans nos assiettes », ce livre ouvre le débat sur le sort du plastique dans nos cantines. Ce combat, bien que récent, prend de plus en plus d’ampleur. Qu’en est-il vraiment ? Alors qu’environ 6 millions d’élèves retrouvent le chemin de la cantine depuis la rentrée, la question du plastique alimentaire se pose.

 

Le plastique, une source de perturbateurs endocriniens majeur

Les conditions dans lesquelles les repas sont préparés dans les cantines laissent parfois à désirer. Par exemple, la cuisson sous vide destinée à conserver les saveurs requiert l’usage de poches en plastique. Ces dernières sont ensuite déposées dans de grandes cuves pendant de longues heures. Or, on le sait, le plastique est un perturbateur endocrinien comme de nombreux autres. A la longue, il existe un lien potentiel entre l’utilisation massive de plastique et le risque de cancer, ce qui ne doit pas être pris à la légère, surtout en ce qui concerne la nourriture des 6 millions d’élèves qui déjeunent chaque jour à la cantine scolaire.

Parmi ceux qui ont le plus recours aux matières plastiques dans la préparation des repas, les collectivités de plus de 100 000 habitants. Ce sont elles qui ont le plus souvent recours à des cuisines centralisées. Ces dernières utilisent des liaisons froides, autrement dit les aliments sont assemblés plusieurs jours avant d’être servis dans du plastique puis réchauffés par la suite avant d’être servis.

 

De nombreuses mobilisations contre le plastique à la cantine

Le constat est alarmant, le plastique alimentaire est massivement utilisé dans les cuisines des établissements scolaires afin d’assurer la liaison froide avec d’autres restaurants scolaires.

Face à ce constat, de nombreuses associations se sont regroupées afin de soulever l’urgence de la situation. C’est le cas de la jeune association « Cantine sans plastique » qui a lancé en juin de cette année une campagne nationale. Ce groupement est d’ailleurs à l’origine du nouvel ouvrage paru en septembre, « Pas de plastique dans nos assiettes ! Des perturbateurs endocriniens à la cantine ». Fer de lance de ce mouvement contestataire, cette association a réussi à ouvrir le débat sur la place du plastique dans les cantines françaises. A Strasbourg, la situation a déjà évolué positivement puisque le plastique a été remplacé par de l’inox dans les cantines.

Des études scientifiques ont en effet mis en lumière que le plastique alimentaire contient des molécules pouvant s’avérer cancérogènes, à l’instar du silicium ou du dioxyde de titane. Ces molécules migrent vers les aliments ingérés par les écoliers à la cantine, ce qui peut provoquer des perturbations endocriniennes. Or, de tels perturbateurs jouent un rôle important sur les capacités d’attention et le cerveau des enfants. Il a également été mis en avant le fait que certaines assiettes contiendraient du bisphénol A, en principe interdit.

 

Une expérimentation de barquettes sans plastique à Toulouse

Le collectif toulousain « Qualité Cantines Toulouse » a finalement obtenu gain de cause. Après avoir essuyé son premier refus en 2016, il a continué de militer pour obtenir le remplacement des matières plastiques à la cantine par de l’inox. La mairie a finalement décidé de lancer, à compter de janvier 2019, une expérimentation. Les barquettes en plastique seront remplacées par des barquettes végétales sur une partie de la production centrale. L’objectif affiché est de protéger efficacement les enfants des perturbations endocriniennes générées par l’utilisation massive du plastique. La commune a décidé d’étendre cette expérience à toute la cuisine centrale d’ici 2022.

 

La loi EGALIM, la fin du plastique d’ici 2025

En mai 2018, s’est tenu un vaste débat en séance du projet de loi « EGALIM », destiné à retrouver un équilibre dans le secteur alimentaire et agricole ainsi qu’une alimentation saine et durable. L’objectif était de trouver un accord sur la question de la santé des enfants, de la crèche à l’université.

Le 14 septembre, l’Assemblée Nationale a voté le projet de loi Egalim, véritable tremblement de terre pour l’emballage plastique. Le passage en seconde lecture a pour conséquence de prévoir une interdiction de l’utilisation des contenants alimentaires plastiques d’ici le 1er janvier 2025. Dans les collectivités territoriales contenant moins de 2 000 habitants, cette nouvelle mesure est applicable au plus tard le 1er janvier 2028. Sont également interdits avant 2020 de nombreux articles en plastique, comme les piques à steak, les couvercles jetables, les pailles, les pots à glace en plastique ou encore les saladiers en plastique.

 

D’ici 2025, de nombreuses mairies utilisent encore du plastique dans les cantines scolaires. L’offre clés en main du pack OEDT de Perturbateur Endocrinien vous permet de faire analyser tous les échantillons souhaités. Cette offre est destinée à chercher, identifier, quantifier, et éliminer les Perturbateurs Endocriniens potentiellement présents dans votre quotidien. Les résultats des analyses vous sont transmis directement dans votre espace privé.

N’hésitez pas à venir nous rencontrer au Salon Santé-Environnement & Molécules (SEM 2018) du 11 au 13 octobre à Valence.